Pour les gestionnaires de fonds, les données ne sont plus seulement une préoccupation opérationnelle ; elles sont devenues un facteur majeur pour les performances d’investissement.
Face à des marchés toujours plus complexes et à une vigilance croissante des investisseurs, les sociétés doivent apporter des informations plus rapidement, améliorer la transparence et produire un reporting plus sophistiqué. Néanmoins, de nombreuses organisations continuent de faire face à des défis liés aux données fragmentées réparties entre plusieurs systèmes, équipes et régions.
Notre dernière étude menée sur le secteur en collaboration avec l’AREF révèle que les défis liés aux données et au reporting ne sont pas des problématiques isolées ; elles apparaissent à tous les niveaux du secteur.
Les domaines dans lesquels les gestionnaires de fonds perdent du temps en matière de données et de reporting
Lorsqu’on leur demande de définir les tâches liées aux données les plus chronophages dans leurs opérations d’investissement, les personnes interrogées ont identifié un ensemble d’activités essentielles, mais qui se font surtout manuellement :

37 % ont répondu que les tâches qui nécessitent le plus de temps sont le « rassemblement des données en rapports », 21 % la « localisation des données pertinentes parmi tous les systèmes » et 21 % la « validation de la qualité des données ». Ces résultats montrent comment les équipes d’investissement passent un temps considérable à regrouper des données plutôt qu’à les analyser. Cela est particulièrement notable dans un contexte où le secteur se tourne de plus en plus vers l’IA pour les investissements immobiliers et vers les analyses avancées pour acquérir un avantage concurrentiel.
L’intelligence artificielle ne peut fournir d’informations pertinentes que si les données qui les sous-tendent sont accessibles, justes et unifiées – des conditions que de nombreuses organisations ne remplissent pas encore, selon ce rapport.
Pourquoi la fragmentation des données relatives à l’investissement immobilier limite l’adoption de l’IA
L’immobilier génère certains des ensembles de données les plus complexes, toute classe d’actifs confondue. Les performances financières, l’activité de location, les indicateurs opérationnels, les références du marché et les indicateurs ESG proviennent tous de différentes sources.
Il n’est pas rare que les entreprises conservent ces informations dans des systèmes de gestion immobilière, des plateformes comptables, des modèles internes ou auprès de fournisseurs tiers. De plus, les structures existantes et les portefeuilles internationaux renforcent encore cette complexité. Il en résulte une mosaïque d’environnements de données déconnectés, ce qui constitue un obstacle majeur à l’adoption efficace de la technologie au service de l’investissement immobilier.
Sans base de données unifiée, même les outils d’IA les plus sophistiqués dédiés aux investisseurs immobiliers peinent à apporter de la valeur.
Pourquoi la dépendance aux feuilles de calcul entraîne des risques en matière de stratégie
Malgré la progression de la numérisation, les gestionnaires de fonds persistent à utiliser des feuilles de calcul dans leurs flux de travail pour modéliser les évaluations, prévoir les tendances et regrouper les données d’un portefeuille.
Les processus basés sur les feuilles de calcul sont pourtant vecteurs de risques en ce qui concerne le contrôle de la version, l’intégrité des données et l’auditabilité. Par ailleurs, ils peuvent compliquer la création d’un reporting cohérent pour les investisseurs et les instances de régulation.
Dans un marché où la transparence est essentielle, les processus fragmentés ne sont plus une simple contrainte opérationnelle : ils mettent en péril la stratégie.
L’adoption d’une technologie moderne pour l’investissement immobilier
Plus de 60 % des entreprises interrogées ont affirmé que l’efficacité opérationnelle est le principal moteur qui sous-tend leurs stratégies technologiques. L’étude démontre également que les entreprises commencent à investir dans des solutions plus évolutives. Les grandes organisations utilisent des plateformes de données centralisées capables d’intégrer des informations provenant de plusieurs sources et d’automatiser les flux de travail du reporting, afin de mettre fin à la fragmentation des données.
Les entrepôts de données dans le cloud, les pipelines automatisés et les cadres de gouvernance renforcés constituent désormais des compostants essentiels des infrastructures technologiques modernes des gestionnaires de fonds.
Ces éléments fondamentaux permettent également d’obtenir des informations en temps réel sur les performances du portefeuille, ce qui devient de plus en plus indispensable pour répondre à la volatilité des marchés.
Pourquoi cela est important aujourd’hui
Le secteur de l’investissement immobilier entre dans une phase où la rapidité et la clarté du processus décisionnel créeront un fossé entre les leaders et ceux qui remettent à plus tard l’adoption de ces outils.
Les investisseurs souhaitent obtenir des mises à jour plus fréquentes, les instances de régulation exigent plus de transparence, tandis que les exigences en matière de reporting sur la durabilité ne cessent de croître. Dans le même temps, les entreprises cherchent à exploiter l’IA et les analyses avancées pour améliorer leurs performances.
Rien de tout cela n’est possible sans données fiables et connectées en matière d’investissement immobilier. En d’autres termes, remédier à la fragmentation n’est pas une simple initiative informatique, mais une nécessité pour l’entreprise.
Des systèmes fragmentés à une base de données unifiée
Les sociétés qui réussissent à unifier leurs données pourront bénéficier de divers avantages :
- Des cycles de reporting plus rapides
- Des décisions d’investissement plus éclairées
- Des risques opérationnels réduits
- Une confiance accrue dans les analyses produites par l’IA
- Une meilleure communication avec les investisseurs
Il se peut que les entreprises qui ne sautent pas le pas se retrouvent en difficulté en raison de la lenteur des processus et de la visibilité limitée, alors que le secteur s’appuie de plus en plus sur les données.
En savoir plus sur les résultats de l’étude – Télécharger le rapport AREF/Yardi
Pour comprendre comment les grandes organisations gèrent la fragmentation des données et ce que cela implique pour l’avenir de la technologie liée à l’investissement immobilier, téléchargez le rapport complet.
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